Festival Dary, séjour famille à N’Djaména

Dary signifie mon pays en arabe, est le nom du festival annuel qui se tient à N’Djaména en fin décembre au début janvier. Ce festival est déja à sa 5e édition, en 2023. Le festival Dary est un événement culturel unique où toute la diversité culturelle du Tchad se trouve exposée. Les 23 provinces qui constituent le Tchad sont présentes à ce festival qui dévoile à la fois l’architecture de chaque région, comme la case obus des Mousgoum, les maisons en argile typique du sahel, les danses, chorégraphies, costumes traditionnels et les gastronomiques locales.
Le présent forfait est dédié aux familles, celles de la diaspora tchadienne ou des visiteurs étrangers qui souhaiteraient explorer les diversités ethniques et culturelles de ce pays qui est le Tchad. Le séjour de 7 jours proposés leur permet de découvrir, chaque jour, une partie de cette diversité, mais aussi de visiter la ville de N’Djaména et son potentiel touristique. Le Musée National , une unique occasion de visiter le pavillon paléantolgique qui accueille Toumaï, l’ancêtre de l’humanité, vieux de 7 millions d’années, le musée de Gaoui, avec ses artéfacts de l’époque Sao, peuple mythique ayant occupé le bassin tchadien. Des nombreux ateliers d’apprentissage (tissage, céramique et danse traditionnelle) seront proposés aux enfants qui accompagnent leurs parents durant ce séjour, notamment à la maison de l’argile de Gaoui et au CETIMAF. Votre visite sera une contribution à la préservation de ces deux patrimoines. Le Centre artisanal de N’Djaména est une étape de cette balade pour du shopping d’objets d’art. Le festival, étant organisé fin décembre; coincide avec les vacances de Noel, mais c’est la période où la température est rélativement fraiche et agréable pour une belle promenade à travers la ville de N’Djaména afin de déguster une cuisine tchadienne à base de grillades de viandes de boeufs, de dromadaires, de moutons ou une diversité culinaire faite de légumes ( Daraba léyine, mouloukié, etc). Une visite l’espace culturel Koravy afin de rencontrer des talentieux artistes terminera en beauté votre séjour à N’Djaména.

Le mont de Lam, pays des Boum

Quand on parle des Boum, deux images s’imposent naturellement. D’un côté, les monts de Lam se dressent, uniques et majestueux, dans le sud du Tchad. De l’autre, la danse boum, dévoilée au monde lors du premier Festival mondial des arts nègres de Dakar en 1966, captive l’attention. À l’époque coloniale, les autorités ont construit un campement touristique au sommet de cette montagne, transformant ainsi le lieu en une destination de villégiature prisée. Concernant les mystérieuses grottes des monts, elles ne se dévoilent qu’à ceux qui réalisent des sacrifices. Par ailleurs, la danse boum, autrefois presque oubliée, revit aujourd’hui grâce aux efforts de l’association Monts de Lam. Cette organisation a relancé l’intérêt pour cette danse en organisant un festival annuel depuis quelques années. Pour couronner le tout, visiter cette région offre l’occasion unique de randonner dans un paysage naturel époustouflant et de découvrir une autre partie du Tchad.

Les 3 patrimoines : Zakouma, Ouara et lac Fitri

Ce voyage de 1600 km vous fera découvrir le Centre-Est du Tchad, un périple à travers le massif du Guéra. Vous explorerez ses deux sommets imposants : le mont Guera, culminant à 1613 m, et l‘Abtouyour, montagne mythique des Hadjeraï, habitée par une colonie de pélicans. Admirez la « Reine du Guera », une formation rocheuse évoquant la silhouette d’une femme allongée, visible depuis Mongo. Au cours de cette aventure, vous rencontrerez une population diversifiée, unie par la pratique traditionnelle du rite de la Margaï.

Le parcours est enrichi par les travaux de chercheurs tels que A. Rouvreur, qui décrit le peuple Hadjeraï, et P. Fuchs, auteur d’une collection des « contes oubliés des Hadjéray du Tchad ». L’expérience comprend un safari exceptionnel dans le Parc National de Zakouma, offrant une immersion totale dans la nature (randonnée pédestre, dîner en brousse sous les étoiles).

La grande agglomération de l’Est, Abéché, point d’intersection commercial et artisanal, marque l’apogée de ce voyage. Il s’achèvera par une excursion à Ouara, où vous découvrirez les ruines de l’ancien palais des sultans du Dar Ouaddaï, abandonnées en 1850 et aujourd’hui inscrites sur la liste indicative de l’UNESCO. Le retour se fera via le Lac Fitri, classé zone humide et réserve de biosphère, un lieu parfait pour observer les oiseaux migrateurs.

Ce voyage est plus qu’une aventure, c’est une contribution à la préservation de trois patrimoines : le Parc National de Zakouma, les ruines de Ouara et la réserve de biosphère du Lac Fitri.

 

La terre des lacs et ses hommes

Ce circuit s’effectue le long du fleuve Mayo-Kebbi, dont les eaux, en se déversant dans des plaines, sont à l’origine des nombreux lacs qui caractérisent la région Sud-Ouest du Tchad. Une partie des eaux de ce fleuve se jettent plus loin dans la Benoué au Cameroun. Une région qui alterne une diversité de paysages, plaines inondables, boisées et collines traversées par des canyons. Des initiatives locales les de préservations de ces divers environnements ont permis la création d’un Parc National, le Zha-Soo. En effet, les hommes qui habitent cette région ont puisé leur engagement dans la préservation de leur milieu, d’une culture encore vivante, à travers des nombreux rituels et célébrations traditionnelles. Le voyage se veut une immersion dans les cultures de nombreux peuples qui habitent cette région et que traverse le circuit. Les Mousseys les Toupouri, les peuls et les Moundang.

Faya, la grande palmeraie du Nord

Faya-Largeau, autrefois nommée Woun ou Woon, terme gorane signifiant “source d’eau”, fut le chef-lieu du Borkou-Ennedi-Tibesti (BET). Bien que l’on ne connaisse pas la date exacte de sa fondation, elle prit le nom de Faya-Largeau après l’arrivée des colonisateurs français, en hommage à Largeau, l’un de leurs premiers administrateurs.

La ville, encadrée par un plateau gréseux, s’épanouit au cœur de la plus vaste palmeraie du pays, s’étendant sur 70 km. Le paysage y est remarquable, offrant un contraste frappant entre le vert des palmiers dattiers et l’ocre des dunes et rochers alentour. Grâce à une riche nappe phréatique, Faya est une véritable ville-jardin, regorgeant de dattes, de raisins savoureux en juin et juillet, ainsi que de figuiers et manguiers. Ces jardins luxuriants occupent une large portion du sud de la ville.

Le climat désertique de Faya se divise en une saison chaude de mars à octobre et une fraîche de novembre à février, cette dernière étant le moment idéal pour la visiter.

Peuplée d’environ 40 000 habitants, majoritairement de l’ethnie Gorane, Faya est une ville cosmopolite où l’islam et le christianisme coexistent. La chefferie traditionnelle joue un rôle clé dans la résolution des conflits fonciers et familiaux.

En tant que ville-carrefour, le commerce y est florissant, centré autour des marchés Central et Terre rouge (libyen). Ces marchés attirent des commerçants de Libye et du Soudan, enrichissant l’offre de produits manufacturés.

L’agriculture prospère dans la palmeraie, avec une production variée incluant dattes, bananes, thé, blé, lentilles, luzerne et autres produits maraîchers.

Faya est aussi réputée pour sa production de natron, extrait dans deux carrières périphériques. Dans le cadre de son développement, la ville ambitionne de valoriser son riche potentiel touristique, mettant en avant ses sites préhistoriques, historiques et culturels. Les environs, avec leurs gravures et peintures rupestres (Dozanga, Archana, Taya Troa, Galian, etc.), se prêtent parfaitement à la randonnée.

Bédaya, capitale religieuse des Sar, pour un séjour

Avec environ 9000 habitants, la ville de Bédaya est en fait une petite commune dont l’histoire est intimement liée à l’installation du premier Mbang qui s’imposa aux grands prêtres qui occupaient déjà le lieux, grâce aux pouvoirs mystiques qu’il détenait et à l’organisation des différents rituels de Ndo, l’initiation Sara. Robert Jaulin, dans « la mort sara », Joseph Fortier, dans “Le couteau de jet. Histoire des Sar et de et leurs rois au Tchad », Jean pierre Magnant, « terre Sara, terre tchadienne » et plus récemment Rosalie Edjou Djomniyo Kantiebo dans « construire un homme. Le Yondo des sara du Sud du Tchad” ont écrit sur les Sar, leur initiation, le Yondo, sur le pouvoir et l’autorité du Mbang de Bédaya. Une ville fondée vers le milieu du 19e siècle, centre spirituel qui organise, en début de chaque saison, le Nan bena, la fête de semailles dirigée par le Mbang.

Situé à une cinquantaine de km au Sud, Bédaya traversé par la route nationale qui traverse le Sud est facilement accessible. Le climat de type soudanien, avec un peu de 6 mois de saison de pluies favorisant une végétation importante qui se développe sur un sol latéritique. L’économie est essentiellement agricole mais un nombre important d’éleveurs nomades cohabitent avec les populations Sara.

Bédaya le nàn b’nan

Cette image vise à présenter une des danses dans les pays Sara, le Tô

Avec environ 9000 habitants, la ville de Bédaya est en fait une petite commune dont l’histoire est intimement liée à l’installation du premier Mbang qui s’imposa aux grands prêtres qui occupaient déjà le lieux, grâce aux pouvoirs mystiques qu’il détenait et à l’organisation des différents rituels de Ndo, l’initiation Sara. Robert Jaulin, dans « la mort sara », Jacques Fortier, dans « histoire des Sar » et « bédaya et ses rois », Jean pierre Magnant, « terre Sara, terre tchadienne » ont écrit sur les Sar, leur initiation, le Yondo, sur le pouvoir et l’autorité du Mbang de Bédaya. Une ville fondée vers le milieu du 19et siècle, centre spirituel qui organise, en début de chaque saison, le Nan b’nan, la fête de semaille dirigée par le Mbang.

Célébrée une fois par an à Bedaya, la fête des semailles ou le nan b’nan est, l’une des plus célèbres cérémonies de grandes réjouissances à Bedaya, autour du Mbang en présence de toute la cour royale. Elle aussi une occasion unique offerte au Mbang pour célébrer de son vivant son sacrifice et offrir en sacrifice les produits agricole de l’année écoulée. Cette fête lance l’année agricole et le Mbang bénit les populations du terroir afin que les productions soient bonnes.

Au déla des festivités traditionnelles, le Nan b’nan est une occasion pour les différents dignitaires Sar de se concerter sur la gestion de la cité, les questions de gouvernance, les avis et recommandations religieuses, les orientations communautaires et toutes les affaires liées à la survie de Bedaya. Cette phase de la fête des semailles est placées sous l’autorité d’un dignitaire du mbang investi des larges pouvoirs de décision. Ce conclave regroupe plus de deux cent chefs coutumiers, chefs des initiations, responsables des cultes et objets sacres, gardiens des traditions, chefs des services divers de protection des eaux, de la pêche, de la protection des arbres fruitiers, des espèces protégés, hauts dignitaires, de toutes les citées de la dépendance directe de Bedaya qui reçoivent chacun des orientations royales secrètes.

A la fin du conclave les objets sacrés de la royauté sont exposés au public par les gardiens de ces objets, la ronde autour de l’arbre du mbang et le son du grand tambour annoncent les réjouissances. Mais le mbang, dans ses beaux habits, prend publiquement la parole pour maudire tous ceux qui seraient tentés de porter atteinte à la vie d’un fils de bedaya, il invoque le nom des dieux et invite à sévir contre les ennemis de Bedaya. Les danses des filles des rois, les rituelles des Mouhou et la danse des jeunes de Ngangra donnent de la couleur à l’évènement.
La fête des semailles est une attribution exclusive du Mbang entouré de sa cour et de ses dignitaires. A chaque célébration le Mbang célèbre, de son vivant, d’une certaine manière; ses propres funérailles. En effet, lorsque le Mbang meurt, un nouveau est aussitôt désigné. Le défunt est enterré dans le secret, dans un cimétière réservé.