Randonnée dans les pays Bamiliké et Bamoun

Ce circuit vous mènera dans la “Capitale Culturelle du Cameroun” de la Région de l’Ouest Vous y découvrirez le complexe de Petpenoun, un Centre récréotouristique  situé entre les villes de Foumban et Foumbot, non loin du Mont Mbapit.

Une randonnée sur le Mont Mbapit (altitude 1,900m) vous sera organisée afin découvrir le mythique lac de cratère. Une légende dit qu’il est impossible de jeter des pierres dans le lac de cratère et que les pierres frappent les eaux du lac.  Lequel a un pouvoir mystique de rejet tous les objets qui y sont jetés afin de préserver  ses eaux de toute pollution. Devant le lac, vous aurez l’ocassion de verifier par vous-mêmes cette légende vivante : Essayez d’y lancer  quelques pierres  et attendez le résultat ! La légende est-elle vrai ?

Ensuite, vous découvrirez les pays Bamileke avec ses lacs sacrés, ses forêts, ses cascades, ses grottes et ses lieux sacrés. Une randonnée qui vous conduira à la rencontre  des puissantes  chefferies traditionnelles, leurs organisations et leurs cultures.

La dernière étape de ce circuit nous mènera dans la région du Littoral où nous visiterez les emblématiques chutes d’Ekom Nkam,  au cœur d’une végétation dense et luxuriante. Située dans la zone côtière, à quelques kilomètres de Nkongsamba, ces belles et majestueuses cascades sont une ondulation de la rivière Nkam. Il est célèbre dans le monde entier pour avoir été la scène de tournages de plusieurs films tels que le «Greystoke», «The Legendary of Tarzan», «The Lord of the Apes» .

Le circuit s’achévera par la découverte des Monts Manengouba à Bangem. Les Monts Manengouba offrent des sentiers intéressants et des possibilités de randonnée. Une fois au sommet (altitude 2.411 m), vous serez captivé par la beauté des magnifiques lacs mâles et femelles. Le lac féminin aux eaux bleues dont le contour épouse  forme d’une carte de l’Afrique. Tandis que le lac masculin, aux eaux vertes, est encastré entre deux collines.

Séjour à Sarh, sur les traces d’un patrimoine colonial

Sarh, anciennement Fort-Archambault, se tient fièrement comme la première ville du Tchad. Fondée en 1899 par les colonisateurs français, cette ville regorge d’histoires fascinantes et de diversité culturelle. Avec ses bâtiments historiques et ses rues bordées d’arbres séculaires, Sarh offre un aperçu captivant de son passé colonial tout en embrassant un avenir prometteur. En effet,  Les rues de Sarh dévoilent son riche héritage colonial. Les anciennes bâtisses et les avenues larges témoignent de son passé en tant que capitale d’un territoire français. Ces monuments racontent l’histoire de la ville, soulignant son importance durant l’époque coloniale.

 Fort-Archambault, le nom historique de Sarh, a joué un rôle clé dans l’histoire du Tchad. La ville a été un centre majeur de recrutement pour les travaux du chemin de fer Congo-Océan et a fourni des tirailleurs pour la Seconde Guerre mondiale. Les vestiges de cette époque, toujours présents, rappellent le rôle significatif de Sarh dans l’histoire.

La ville a marqué l’histoire du cinéma avec le tournage du film « Les Racines du Ciel ». Des célébrités telles que Juliette Gréco et Errol Flynn ont brillé dans ce film, ajoutant un chapitre fascinant à l’histoire culturelle de Sarh. Des auteurs renommés comme André Gide et Jacques Boisson ont capturé l’esprit de Sarh. Dans « Voyage au Congo. Retour du Tchad », Gide décrit Sarh comme un lieu d’exotisme et de paix. Jacques Boisson, dans son ouvrage, met en avant la diversité ethnique de Sarh, enrichie par des groupes comme les Sara, Sara-Kaba, Tounia, et Niellim.

 Située entre les fleuves Chari et Barh-koh, Sarh bénéficie d’une géographie exceptionnelle qui a influencé son développement et son climat. La ville profite d’un climat soudanien, avec des saisons sèches et humides, propices à une végétation luxuriante. Les rues de Sarh s’embellissent de flamboyants, kapokiers et manguiers, offrant un refuge idéal pendant les canicules.  Avec plus de 130 000 habitants, Sarh est un melting-pot ethnique et culturel. Les quartiers de la ville, tels que Bornou et Paris Sara, reflètent cette diversité. Les traditions locales, comme le grand tam-tam Tounia et les apparitions nocturnes des esprits, animent la vie de Sarh.

 Jusqu’aux années 80, Sarh a été un hub commercial crucial, connecté au port de Pointe-Noire par la route transéquatoriale. La ville a évolué vers l’industrialisation, accueillant des usines de coton, de textile et un complexe sucrier.  Sarh représente un mélange unique d’histoire et de culture. Son patrimoine colonial, son rôle dans l’histoire et la culture, sa diversité ethnique, et son développement industriel font de Sarh une destination fascinante et riche en découvertes. Visiter Sarh, c’est explorer un chapitre vivant de l’histoire du Tchad.

Bédaya, capitale religieuse des Sar, pour un séjour

Avec environ 9000 habitants, la ville de Bédaya est en fait une petite commune dont l’histoire est intimement liée à l’installation du premier Mbang qui s’imposa aux grands prêtres qui occupaient déjà le lieux, grâce aux pouvoirs mystiques qu’il détenait et à l’organisation des différents rituels de Ndo, l’initiation Sara. Robert Jaulin, dans « la mort sara », Joseph Fortier, dans “Le couteau de jet.  Histoire des Sar et de et leurs rois au  Tchad », Jean pierre Magnant, « terre Sara, terre tchadienne » et plus récemment Rosalie Edjou Djomniyo Kantiebo dans « construire un homme. Le Yondo des sara du Sud du Tchad” ont écrit sur les Sar, leur initiation, le Yondo, sur le pouvoir et l’autorité du Mbang de Bédaya. Une ville fondée vers le milieu du 19e siècle, centre spirituel qui organise, en début de chaque saison, le Nan bena, la fête de semailles dirigée par le Mbang.

Situé à une cinquantaine de km au Sud, Bédaya traversé par la route nationale qui traverse le Sud est facilement accessible. Le climat de type soudanien, avec un peu de 6 mois de saison de pluies favorisant une végétation importante qui se développe sur un sol latéritique. L’économie est essentiellement  agricole mais un nombre important d’éleveurs nomades cohabitent avec les populations Sara.

Bédaya le nàn b’nan

Cette image vise à présenter une des danses dans les pays Sara, le Tô

Avec environ 9000 habitants, la ville de Bédaya est en fait une petite commune dont l’histoire est intimement liée à l’installation du premier Mbang qui s’imposa aux grands prêtres qui occupaient déjà le lieux, grâce aux pouvoirs mystiques qu’il détenait et à l’organisation des différents rituels de Ndo, l’initiation Sara. Robert Jaulin, dans « la mort sara », Jacques Fortier, dans « histoire des Sar » et « bédaya et ses rois », Jean pierre Magnant, « terre Sara, terre tchadienne » ont écrit sur les Sar, leur initiation, le Yondo, sur le pouvoir et l’autorité du Mbang de Bédaya. Une ville fondée vers le milieu du 19et siècle, centre spirituel qui organise, en début de chaque saison, le Nan b’nan, la fête de semaille dirigée par le Mbang.

Célébrée une fois par an à Bedaya, la fête des semailles ou le nan b’nan est, l’une des plus célèbres cérémonies de grandes réjouissances à Bedaya, autour du Mbang en présence de toute la cour royale.  Elle aussi  une occasion unique offerte au Mbang pour célébrer de son vivant son sacrifice et offrir en sacrifice les produits agricole de l’année écoulée. Cette fête lance  l’année agricole et le Mbang bénit les populations du terroir afin que les productions soient bonnes.

Au déla des festivités traditionnelles, le Nan b’nan est une occasion pour les différents dignitaires Sar de se concerter sur la gestion de la cité, les questions de gouvernance, les avis et recommandations religieuses, les orientations communautaires et toutes les affaires liées à la survie de Bedaya. Cette phase de la fête des semailles est placées sous l’autorité d’un dignitaire du mbang investi des larges pouvoirs de décision.  Ce conclave regroupe plus de deux cent chefs coutumiers, chefs des initiations, responsables des cultes et objets sacres, gardiens des traditions, chefs des services divers de protection des eaux, de la pêche, de la protection des arbres fruitiers, des espèces protégés, hauts dignitaires, de toutes les citées de la dépendance directe de Bedaya qui reçoivent  chacun  des orientations royales secrètes.

A la fin du conclave les objets sacrés de la royauté sont exposés au public par les gardiens de ces objets, la ronde autour de l’arbre du mbang et le son du grand tambour annoncent les réjouissances. Mais le mbang, dans ses beaux habits, prend publiquement la parole pour maudire tous ceux qui seraient tentés de porter atteinte à la vie d’un fils de bedaya, il invoque le nom des dieux et invite à sévir contre les ennemis de Bedaya. Les danses des filles des rois, les rituelles des Mouhou et la danse des jeunes de Ngangra donnent de la couleur à l’évènement.
La fête des semailles est une attribution exclusive du Mbang entouré de sa cour et de ses dignitaires. A chaque célébration le Mbang célèbre, de son vivant, d’une certaine manière; ses propres funérailles. En effet, lorsque le Mbang meurt, un nouveau est aussitôt désigné. Le défunt est enterré dans le secret, dans un cimétière réservé.