Séjour à Sarh, sur les traces d’un patrimoine colonial

Sarh, anciennement Fort-Archambault, se tient fièrement comme la première ville du Tchad. Fondée en 1899 par les colonisateurs français, cette ville regorge d’histoires fascinantes et de diversité culturelle. Avec ses bâtiments historiques et ses rues bordées d’arbres séculaires, Sarh offre un aperçu captivant de son passé colonial tout en embrassant un avenir prometteur. En effet,  Les rues de Sarh dévoilent son riche héritage colonial. Les anciennes bâtisses et les avenues larges témoignent de son passé en tant que capitale d’un territoire français. Ces monuments racontent l’histoire de la ville, soulignant son importance durant l’époque coloniale.

 Fort-Archambault, le nom historique de Sarh, a joué un rôle clé dans l’histoire du Tchad. La ville a été un centre majeur de recrutement pour les travaux du chemin de fer Congo-Océan et a fourni des tirailleurs pour la Seconde Guerre mondiale. Les vestiges de cette époque, toujours présents, rappellent le rôle significatif de Sarh dans l’histoire.

La ville a marqué l’histoire du cinéma avec le tournage du film « Les Racines du Ciel ». Des célébrités telles que Juliette Gréco et Errol Flynn ont brillé dans ce film, ajoutant un chapitre fascinant à l’histoire culturelle de Sarh. Des auteurs renommés comme André Gide et Jacques Boisson ont capturé l’esprit de Sarh. Dans « Voyage au Congo. Retour du Tchad », Gide décrit Sarh comme un lieu d’exotisme et de paix. Jacques Boisson, dans son ouvrage, met en avant la diversité ethnique de Sarh, enrichie par des groupes comme les Sara, Sara-Kaba, Tounia, et Niellim.

 Située entre les fleuves Chari et Barh-koh, Sarh bénéficie d’une géographie exceptionnelle qui a influencé son développement et son climat. La ville profite d’un climat soudanien, avec des saisons sèches et humides, propices à une végétation luxuriante. Les rues de Sarh s’embellissent de flamboyants, kapokiers et manguiers, offrant un refuge idéal pendant les canicules.  Avec plus de 130 000 habitants, Sarh est un melting-pot ethnique et culturel. Les quartiers de la ville, tels que Bornou et Paris Sara, reflètent cette diversité. Les traditions locales, comme le grand tam-tam Tounia et les apparitions nocturnes des esprits, animent la vie de Sarh.

 Jusqu’aux années 80, Sarh a été un hub commercial crucial, connecté au port de Pointe-Noire par la route transéquatoriale. La ville a évolué vers l’industrialisation, accueillant des usines de coton, de textile et un complexe sucrier.  Sarh représente un mélange unique d’histoire et de culture. Son patrimoine colonial, son rôle dans l’histoire et la culture, sa diversité ethnique, et son développement industriel font de Sarh une destination fascinante et riche en découvertes. Visiter Sarh, c’est explorer un chapitre vivant de l’histoire du Tchad.

Le mont de Lam, pays des Boum

Quand on parle des Boum, deux images s’imposent naturellement. D’un côté, les monts de Lam se dressent, uniques et majestueux, dans le sud du Tchad. De l’autre, la danse boum, dévoilée au monde lors du premier Festival mondial des arts nègres de Dakar en 1966, captive l’attention. À l’époque coloniale, les autorités ont construit un campement touristique au sommet de cette montagne, transformant ainsi le lieu en une destination de villégiature prisée. Concernant les mystérieuses grottes des monts, elles ne se dévoilent qu’à ceux qui réalisent des sacrifices. Par ailleurs, la danse boum, autrefois presque oubliée, revit aujourd’hui grâce aux efforts de l’association Monts de Lam. Cette organisation a relancé l’intérêt pour cette danse en organisant un festival annuel depuis quelques années. Pour couronner le tout, visiter cette région offre l’occasion unique de randonner dans un paysage naturel époustouflant et de découvrir une autre partie du Tchad.

Les 3 patrimoines : Zakouma, Ouara et lac Fitri

Ce voyage de 1600 km vous fera découvrir le Centre-Est du Tchad, un périple à travers le massif du Guéra. Vous explorerez ses deux sommets imposants : le mont Guera, culminant à 1613 m, et l’Abtouyour, montagne mythique des Hadjeraï, habitée par une colonie de pélicans. Admirez la « Reine du Guera », une formation rocheuse évoquant la silhouette d’une femme allongée, visible depuis Mongo. Au cours de cette aventure, vous rencontrerez une population diversifiée, unie par la pratique traditionnelle du rite de la Margaï.

Le parcours est enrichi par les travaux de chercheurs tels que A. Rouvreur, qui décrit le peuple Hadjeraï, et P. Fuchs, auteur d’une collection des « contes oubliés des Hadjéray du Tchad ». L’expérience comprend un safari exceptionnel dans le Parc National de Zakouma, offrant une immersion totale dans la nature (randonnée pédestre, dîner en brousse sous les étoiles).

La grande agglomération de l’Est, point d’intersection commercial et artisanal, marque l’apogée de ce voyage. Il s’achèvera par une excursion à Ouara, où vous découvrirez les ruines de l’ancien palais des sultans du Dar Ouaddaï, abandonnées en 1850 et aujourd’hui inscrites sur la liste indicative de l’UNESCO. Le retour se fera via le Lac Fitri, classé zone humide et réserve de biosphère, un lieu parfait pour observer les oiseaux migrateurs.

Ce voyage est plus qu’une aventure, c’est une contribution à la préservation de trois patrimoines : le Parc National de Zakouma, les ruines de Ouara et la réserve de biosphère du Lac Fitri.

 

Immersion dans le Parc National de Zakouma

Ce séjour de 7 jours est une immersion complète dans le Parc National de Zakouma. A partir de N’Djaména, vous aurez deux heures de vols en avion pour  relier Zakouma. Votre programme de séjour s’articule autour de 5 jours de safari, de randonnées pédestres, de nuits à la belle étoile, diners en brousse. Vous observerez et cotoyerez la faune sauvage (éléphants, rhinocéros, lion, buffles, girafes) ou bien des milliers d’oiseaux, dans l’une des aires protégées la mieux protégée du monde. Votre safari sera complété par une dimension culturelle, à travers la visite d’un village à la périphérie du parc. Visite qui se veut  une rencontre avec les populations locales, nomades et sédentaires. Vous vivrez l’ambiance et les couleurs des marchés africains. En définitive, vous partirez de Zakouma avec le sentiment d’avoir contribuer, par votre séjour, à la préservation d’un patrimoine : Le Parc de Zakouma.

La terre des lacs et ses hommes

Ce circuit s’effectue le long du fleuve Mayo-Kebbi, dont les eaux, en se déversant dans des plaines, sont à l’origine des nombreux lacs qui caractérisent la région Sud-Ouest du Tchad. Une partie des eaux de ce fleuve se jettent plus loin dans la Benoué au Cameroun. Une région qui alterne une diversité de paysages, plaines inondables, boisées et collines traversées par des canyons. Des initiatives locales les de préservations de ces divers environnements ont permis la création d’un Parc National, le Zha-Soo. En effet, les hommes qui habitent cette région ont puisé leur engagement dans la préservation de leur milieu, d’une culture encore vivante, à travers des nombreux rituels et célébrations traditionnelles. Le voyage se veut une immersion dans les cultures de nombreux peuples qui habitent cette région et que traverse le circuit. Les Mousseys les Toupouri, les peuls et les Moundang.

Faya, la grande palmeraie du Nord

Faya-Largeau, autrefois nommée Woun ou Woon, terme gorane signifiant “source d’eau”, fut le chef-lieu du Borkou-Ennedi-Tibesti (BET). Bien que l’on ne connaisse pas la date exacte de sa fondation, elle prit le nom de Faya-Largeau après l’arrivée des colonisateurs français, en hommage à Largeau, l’un de leurs premiers administrateurs.

La ville, encadrée par un plateau gréseux, s’épanouit au cœur de la plus vaste palmeraie du pays, s’étendant sur 70 km. Le paysage y est remarquable, offrant un contraste frappant entre le vert des palmiers dattiers et l’ocre des dunes et rochers alentour. Grâce à une riche nappe phréatique, Faya est une véritable ville-jardin, regorgeant de dattes, de raisins savoureux en juin et juillet, ainsi que de figuiers et manguiers. Ces jardins luxuriants occupent une large portion du sud de la ville.

Le climat désertique de Faya se divise en une saison chaude de mars à octobre et une fraîche de novembre à février, cette dernière étant le moment idéal pour la visiter.

Peuplée d’environ 40 000 habitants, majoritairement de l’ethnie Gorane, Faya est une ville cosmopolite où l’islam et le christianisme coexistent. La chefferie traditionnelle joue un rôle clé dans la résolution des conflits fonciers et familiaux.

En tant que ville-carrefour, le commerce y est florissant, centré autour des marchés Central et Terre rouge (libyen). Ces marchés attirent des commerçants de Libye et du Soudan, enrichissant l’offre de produits manufacturés.

L’agriculture prospère dans la palmeraie, avec une production variée incluant dattes, bananes, thé, blé, lentilles, luzerne et autres produits maraîchers.

Faya est aussi réputée pour sa production de natron, extrait dans deux carrières périphériques. Dans le cadre de son développement, la ville ambitionne de valoriser son riche potentiel touristique, mettant en avant ses sites préhistoriques, historiques et culturels. Les environs, avec leurs gravures et peintures rupestres (Dozanga, Archana, Taya Troa, Galian, etc.), se prêtent parfaitement à la randonnée.

Safari Zakouma, en famille

Vous aurez, avec vos enfants, 7 jours de séjour et  une immersion complète dans l’un des plus beau  Parc : Zakouma. 6 safaris pour faire tour des 3000 km2 du parc. Ce séjour à Zakouma sera inoubliable pour vos enfants qui découvriront une faune sauvage, riche et diversifiée : des grands mammifères aux nombreux oiseaux qui parcourent et survolent la mythique Savane africaine. Le séjour de Zakouma est agrémenté par une visite d’un village à la périphérie pour rencontrer avec les populations locales nomades et sédentaires et leurs marchés colorés et bruyants. A travers ce voyage vous contribuerez à la préservation d’un patrimoine : Le Parc de Zakouma. Deux heures de vols en avion, à partir de N’Djaména, vous relient à ce parc

Abéché, histoire et patrimoine d’une ville

Cette image vise à mettre en évidence le patrimoine urbain de la ville d'Abéché

Abéché, la ville historique du Tchad, fondée en 1850 par Mohamed Sherif, un souverain du Royaume du Ouaddaï, vous invite à un voyage dans le temps. Cette ville, riche en histoires, remonte au 17e siècle, époque où elle jouait un rôle clé dans les relations diplomatiques et commerciales avec les pays méditerranéens.

Découvrez Abéché, un centre intellectuel et commercial d’antan, situé à un carrefour stratégique pour les pèlerins en route vers la Mecque. La ville, florissante grâce à son commerce varié – esclaves, gomme, tamarin, plumes d’autruche et ivoire – a vu son dynamisme commercial s’étioler avec la conquête française et l’occupation en 1909.

Aujourd’hui, Abéché se distingue par sa fusion unique de l’Orient et de l’Occident, une coexistence culturelle initiée par la colonisation française. Le collège Franco-Arabe, édifié dès 1950 et devenu plus tard un lycée franco-arabe, témoigne de cette richesse culturelle.

La ville se niche au cœur d’un bassin circulaire, une partie du massif du Ouaddaï, traversée par deux vallées encaissées. Son climat sahélien, avec ses saisons sèche et humide, dessine un paysage naturel remarquable.

Abéché se distingue par son architecture unique, caractérisée par l’utilisation de briques traditionnelles. Ces constructions, héritées de l’époque de l’ancienne capitale du Ouaddaï, Ouara, résistent au temps, à l’instar des vestiges du palais du 16e siècle et de certaines mosquées historiques. La ville perpétue ce savoir-faire artisanal malgré l’introduction du béton armé. Abéché, la grande agglomération de l’Est, conserve son charme unique, souligné par ses tricycles jaunes et une architecture riche. La ville reste un centre commercial et artisanal vibrant, où les spécialités telles que la tapisserie touareg et la maroquinerie haoussa s’admirent au grand marché.

En visitant Abéché, vous explorerez non seulement une ville historique mais aussi un centre culturel et commercial vivant, témoignant d’un riche héritage historique et d’une continuité artisanale.