Mao, la ville blanche

Plongez dans l’univers de Mao, La Ville Blanche, et découvrez son architecture Sahélienne unique, ses trésors historiques et la richesse culturelle qui en font une destination captivante.

Mao, surnommée affectueusement “La Ville Blanche”, se distingue par sa culture et son architecture Sahelienne. Abritant environ 35 000 âmes, cette ville est célèbre pour son utilisation ingénieuse de matériaux locaux et de techniques de construction traditionnelles. Elle se démarque par son éclatante blancheur, visible de loin, qui captive le regard et invite à la découverte.

Ancrée dans l’histoire depuis le 11ème siècle, Mao, siège du Sultanat du Kanem, est chargée d’un riche passé. Cette ville, témoin des époques, conserve précieusement son héritage, non seulement à travers ses bâtiments mais aussi dans le quotidien de ses habitants.

L’architecture de Mao, reflet du style Sahélien, brille par son adaptation parfaite à l’environnement local. La conception de ses bâtiments et le choix des matériaux illustrent l’ingéniosité de ses habitants et leur symbiose avec la nature. La blancheur éclatante de Mao, issue de l’unique mélange de briques d’argile et de sel, offre à la ville une aura presque irréelle. Cet aspect unique suscite admiration et curiosité, attirant les regards des voyageurs et des passionnés d’architecture.

Caractéristiques de Mao, les maisons basses à terrasse sont un parfait exemple d’architecture pensée pour le climat et les traditions locales. Ces demeures, avec leurs terrasses et leurs éminences, ajoutent un charme unique à la ville tout en répondant à des besoins pratiques.

Le Sultanat du Kanem, dont Mao est le siège, a joué un rôle central dans l’histoire de la région. Fondé au 11ème siècle, ce royaume a traversé les âges, et son essence continue de vivre dans le patrimoine culturel de Mao. Jean-Claude Zeltner, dans son ouvrage “Page d’Histoire du Kanem”, offre des éclairages précieux sur l’histoire du Sultanat du Kanem. Son analyse enrichit la compréhension sur l’importance historique de Mao et de son influence dans la région Sahélienne.

Au cœur de Mao, le Palais du Sultan se dresse comme un témoignage vivant du passé glorieux de la ville. Ce monument historique offre une fenêtre sur le riche patrimoine royal et architectural de Mao, un véritable trésor pour les visiteurs. Bien que modeste en taille, le musée de Mao est un écrin regorgeant d’artefacts inestimables qui illustrent le riche héritage culturel et historique de la ville. Des manuscrits anciens à l’art traditionnel Sahélien, chaque pièce raconte une histoire fascinante.

Entourée d’attractions, Mao offre un éventail d’expériences captivantes pour ceux désireux d’explorer au-delà de ses frontières. Chaque site environnant est une invitation à découvrir la beauté naturelle et la richesse culturelle de la région et du Tchad, en général.

Week-end safari à Zakouma

Cette offre est essentiellement destinée à vous touristes d’affaires qui séjournent à N’Djaména ou qui s’apprêtent à s’y rendre ! En effet, en voyage d’affaires à N’Djaména, profitez de votre séjour au Tchad et offrez-vous une belle détente. Allez-y à la découverte du Parc National de Zakouma. Deux heures de vol en avion, à partir de N’Djaména, vous relient à ce parc.

Ce séjour de 3 jours est une immersion complète dans le Parc National de Zakouma, l’une des 25 destinations, les plus belles du monde, conseillées à visiter par le magaszine Time. Vous aurez 3 jours de safari, de randonnées pédestres, de nuits à la belle étoile, diner en brousse. Un week-end qui sera inoubliable pour vous lorsque vous observerez les big five dans leur milieu naturel, la mythique savane africaine, pour les amoureux de la nature ! L’une des populations plus importantes d’éléphants y vit là. A travers ce voyage vous contribuerez à la préservation d’un patrimoine : Le Parc de Zakouma.

Bédaya le nàn b’nan

Cette image vise à présenter une des danses dans les pays Sara, le Tô

Avec environ 9000 habitants, la ville de Bédaya est en fait une petite commune dont l’histoire est intimement liée à l’installation du premier Mbang qui s’imposa aux grands prêtres qui occupaient déjà le lieux, grâce aux pouvoirs mystiques qu’il détenait et à l’organisation des différents rituels de Ndo, l’initiation Sara. Robert Jaulin, dans « la mort sara », Jacques Fortier, dans « histoire des Sar » et « bédaya et ses rois », Jean pierre Magnant, « terre Sara, terre tchadienne » ont écrit sur les Sar, leur initiation, le Yondo, sur le pouvoir et l’autorité du Mbang de Bédaya. Une ville fondée vers le milieu du 19et siècle, centre spirituel qui organise, en début de chaque saison, le Nan b’nan, la fête de semaille dirigée par le Mbang.

Célébrée une fois par an à Bedaya, la fête des semailles ou le nan b’nan est, l’une des plus célèbres cérémonies de grandes réjouissances à Bedaya, autour du Mbang en présence de toute la cour royale. Elle aussi une occasion unique offerte au Mbang pour célébrer de son vivant son sacrifice et offrir en sacrifice les produits agricole de l’année écoulée. Cette fête lance l’année agricole et le Mbang bénit les populations du terroir afin que les productions soient bonnes.

Au déla des festivités traditionnelles, le Nan b’nan est une occasion pour les différents dignitaires Sar de se concerter sur la gestion de la cité, les questions de gouvernance, les avis et recommandations religieuses, les orientations communautaires et toutes les affaires liées à la survie de Bedaya. Cette phase de la fête des semailles est placées sous l’autorité d’un dignitaire du mbang investi des larges pouvoirs de décision. Ce conclave regroupe plus de deux cent chefs coutumiers, chefs des initiations, responsables des cultes et objets sacres, gardiens des traditions, chefs des services divers de protection des eaux, de la pêche, de la protection des arbres fruitiers, des espèces protégés, hauts dignitaires, de toutes les citées de la dépendance directe de Bedaya qui reçoivent chacun des orientations royales secrètes.

A la fin du conclave les objets sacrés de la royauté sont exposés au public par les gardiens de ces objets, la ronde autour de l’arbre du mbang et le son du grand tambour annoncent les réjouissances. Mais le mbang, dans ses beaux habits, prend publiquement la parole pour maudire tous ceux qui seraient tentés de porter atteinte à la vie d’un fils de bedaya, il invoque le nom des dieux et invite à sévir contre les ennemis de Bedaya. Les danses des filles des rois, les rituelles des Mouhou et la danse des jeunes de Ngangra donnent de la couleur à l’évènement.
La fête des semailles est une attribution exclusive du Mbang entouré de sa cour et de ses dignitaires. A chaque célébration le Mbang célèbre, de son vivant, d’une certaine manière; ses propres funérailles. En effet, lorsque le Mbang meurt, un nouveau est aussitôt désigné. Le défunt est enterré dans le secret, dans un cimétière réservé.